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Solidarité avec la prisonnière politique Mays Abu Ghosh

mercredi 19 février 2020 par Coordination nationale de l’UJFP

Mays Abu Gosh, étudiante en journalisme de l’université Bir Zeit, a été arrêtée le 29 août 2019 au domicile familial envahi en pleine nuit et mis à sac, par la police des frontières et le Shin Bet. Depuis elle est emprisonnée et a été torturée pendant les interrogatoires.

En tant que membre de l’organisation étudiante Qutub, elle avait participé à des campagnes contre la torture et dénoncé le traitement des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, systématiquement torturés.

Elle-même a subi de tels sévices que ses parents, venus la voir en prison, l’ont à peine reconnue. Et ils ont été utilisés par l’administration pénitentiaire qui les a convoqués à plusieurs reprises pour faire pression sur leur fille et dans l’intention qu’ils fassent eux-mêmes pression sur elle.

Cette famille, comme nombre de familles palestiniennes, qui vit dans le camp de réfugiés de Qalandiya, près de Jérusalem, paie un prix terrible parce qu’elle s’exprime contre le régime israélien. Un de ses frères, Hussein, a été tué par les forces israéliennes en 2016 après une attaque au couteau dans une colonie et la maison familiale a été démolie. Son autre frère, Suleiman, qui n’a que 17 ans, a été en détention administrative, sans accusation ni procès, mais libéré en janvier.

L’arrestation de Mays Abu Ghosh fait partie d’une vague d’arrestations d’une cinquantaine de jeunes Palestiniens qu’Israël accuse de terrorisme, suite à l’assassinat d’une adolescente israélienne en août 2019 à proximité d’une colonie. Or, presqu’aucun d’entre eux n’est formellement accusé de ce meurtre : ils sont suspectés d’être liés au FPLP, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine et Mays aurait été vue remplissant des bouteilles de sable et de bouts de tissu, possibles cocktails Molotov selon la police des frontières qui a procédé à son arrestation. L’un d’entre eux est cependant suspecté du meurtre et il a été presque tué par la torture.

La dernière audience devant le tribunal militaire devait avoir lieu le 7 février. Mais rien n’a filtré.

Georges Ibrahim Abdallah alerte sur le sort de Mays qui, elle-même s’est exprimée publiquement pour qu’il soit libéré des geôles françaises.


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