Un jugement dans le procès intenté par un maître de conférence en mathématiques, et qui se voulait le point culminant de onze années de militantisme pro-israélien, statue que l’attachement à Israël ne fait pas intrinsèquement partie de la judéité et provoque une onde de choc dans la communauté juive.
INTERVIEW DE PIERRE STAMBUL, de l’Union Juive Française pour la Paix parue dans le numéro 107 ( janvier 2013 ) de la revue CQFD page 8 et 9
Pierre Stambul, militant libertaire et antisioniste, vient de publier Israël/Palestine, Du refus d’être complice à l’engagement [2]. Il raconte ici ses racines juives et athées et, en opposition au colonialisme israélien, évoque un judaïsme multiethnique et sans frontières, ainsi que le souvenir du Yiddishland de ses ancêtres, vecteur d’une culture, d’un état d’esprit et de courants d’idées prônant une émancipation universelle.
A l’occasion de Hanoukka, la "fête des Lumières" , nous publions ici un chapitre du livre d’Emmanuel Lévyne "Judaïsme contre Sionisme" ( page 100-114) Editions Cujas 1969.
Etant donné la politique israélienne, les Palestiniens sont "vulnérables à des meurtres de masse", écrit Lynn Gottlieb, rabbine aux Etats-Unis, qui appelle à une véritable mobilisation et à des sanctions contre Israël, comme il y aurait dû y en avoir lors de la "Nuit de Cristal", en novembre 1938, il y a 74 ans.
Nous nous étions permis, dans notre dernier communiqué [4] de critiquer les déclarations de Richard Prasquier, président du CRIF et de Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France lors du rassemblement de soutien à l’Etat d’Israël du 20 novembre 2012. A ce propos, nous avons reçu, du Grand Rabbinat de France, le courriel suivant :
Cher.e.s ami.e.s et correspondant.e.s,
dans le cadre des "Samedi autour d’un livre" du Collège international de philosophie, j’ai le plaisir de vous inviter à venir rencontrer
RON NAIWELD
chercheur au CNRS, spécialiste de la littérature rabbinique, autour de son livre
Les antiphilosophes. Pratiques de soi et rapport à la loi dans la littérature rabbinique classique
Dans la guerre israélo-palestienne, il y a un aspect qu’il ne faut jamais mésestimer. Le sionisme a opéré une gigantesque manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives. C’est cette manipulation qui permet l’adhésion majoritaire des Juifs (aussi bien en Israël que dans le reste du monde) à un projet colonialiste et militariste qui détruit chaque jour un peu plus la Palestine et généralise l’apartheid.
Dans un ouvrage précédent (« Comment le peuple juif fut inventé » chez Fayard), Shlomo Sand avait réduit à peu de choses deux mythes fondamentaux du sionisme : l’exil et le retour. Non, il n’y a pas eu d’exode massive des Juifs lors de la destruction du Temple par les troupes de Titus en 70 ap JC. Les Juifs d’aujourd’hui ne sont pas les descendants des Hébreux de l’Antiquité. Ils descendent majoritairement de convertis. L’idée sioniste qu’après des siècles d’exil, ils auraient fait leur retour sur la terre de leurs ancêtres est une fiction
Le Jérusalem Post a récemment publié un article [*], rapportant que certaines organisations s’opposent à ce que je reçoive le prix Adorno, un prix décerné tous les trois ans à quelqu’un qui travaille dans la tradition de la théorie critique au sens large. Les accusations portées contre moi disent : que je soutiens le Hamas et le Hezbollah (ce qui n’est pas vrai) que je soutiens BDS (partiellement vrai), et que je suis antisémite (manifestement faux). Peut-être ne devrais-je pas être aussi surprise du fait que ceux qui s’opposent à ce que je reçoive le prix Adorno aient recours à des accusations aussi calomnieuses, sans fondements, sans preuves, pour faire valoir leur point de vue.
Conférence-débat
Les perspectives de paix entre palestiniens et israéliens à la lumière du judaïsme traditionnel
Site réalisé avec SPIP 2.1.12 + AHUNTSIC
visiteurs en ce moment