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Un message en images des paysans de Khuza’a et Abassan (sud-est de la bande de Gaza) pour remercier de son aide constante l’Union Juive Française pour la Paix

samedi 15 décembre 2018

Ce 12 décembre, nous avons commencé à installer la troisième phase du réseau d’irrigation alimenté par le château d’eau construit dans notre village grâce aux dons du mouvements de solidarité français, relayés par l’Union Juive Française pour la Paix. Ces nouveaux 1 000 mètres de canalisation, indispensables aux terres proches de la barrières de séparation, ont pu être déployés grâce à l’envoi effectué la semaine dernière par l’UJFP.


Nous tenions les tuyaux nécessaires d’une association espagnole, mais nous n’aurions pas pu effectuer le chantier de pose sans votre immédiate réponse positive.

Pour nous agriculteurs, dont le travail dépend totalement de l’eau, de notre capacité à irriguer nos champs, la solidarité de l’UJFP est infiniment précieuse, par le réseau d’irrigation très conséquent que votre apport a permis de construire depuis deux ans, et aussi par sa profonde signification porteuse d’avenir.

Les 3 000 euros reçus, envoyés par l’UJFP avec une contribution importante de Familles de Coeur (Mantes la Jolie), ont permis de se procurer l’indispensable petit matériel et outils, et surtout auxquinze jeunes effectuant la pose des tuyaux de recevoir une rémunération.

Nous installons ici, encouragé par Abu Jamal, mokhtar de Khuza’a, un des points où les propriétaires des champs visibles sur la photo pourront se raccorder au réseau alimenté par le château d’eau. Autorité traditionnelle, municipalité, association des paysans, nous luttons ensemble pour maintenir coûte que coûte nos cultures. Mais la situation s’est fortement dégradée, et nous tenons à partager avec vous ces éléments nouveaux très inquiétants.

1) L’occupant s’efforce à nouveau de faire reculer nos cultures au delà de 300 mètres à partir de la barrière, ce qui correspond, il faut le dire, au tracé de la nouvelle piste créée par les autorités de Gaza au lendemain de l’attaque de 2014. Nous avions réussi au fil des années à repousser cette limite à moins de 100 mètres, nos champs jouxtant la barrière de séparation (barrière qui nous coupe depuis un quart de siècle de la majeure partie de nos terres). L’armée d’occupation veut nous faire reculer : En effectuant le travail que nous vous montrons sur ces photos, alors que nous étions encore à 500 mètres de la barrière, nous avons essuyé des coups de feu .

2) Nous travaillons très près d’un nouveau dispositif en cours de construction par l’occupant.

À la droite de cette photo, à l’extrémité du champ le long duquel nous mettons nos tuyaux d’irrigation en terre, vous pouvez apercevoir de grandes machines : les Israéliens préparent le doublement de la barrière par un mur profondément enterré.

Ces machines creusent de larges tranchées, jusqu’à 30 mètres de profondeur. Un mur de fer et de ciment doit s’y étendre au prétexte de prévenir tout creusement de tunnels.

Ce très grand chantier sert aussi de prétexte aux bulldozers pour entrer constamment dans nos terres et provoquer les paysans.

Les paysans de Khuza’a et d’Abasan, le 13 décembre 2018.


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15 décembre 2018
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