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Interview de Dominique Natanson (Union juive française pour la paix) par l’ONG de la Vérité (TruthNGO)

jeudi 26 juillet 2018

Dominique Natanson a été l’un des co-présidents de l’Union juive française pour la paix, organisation juive laïque fondée en 1994. Webmestre du site Mémoire Juive & Éducation, professeur d’histoire et auteur d’ouvrages pédagogiques – dont J’enseigne avec l’Internet la Shoah et les crimes nazis [1]–, il a coordonné l’ouvrage Une parole juive contre le racisme [2] et participé aux clips antiracistes de l’UJFP [3]. Il réalise des interventions pédagogiques antiracistes dans des établissements scolaires et lors de réunions publiques dans les quartiers populaires. Il se définit comme un Juif antiraciste politique et décolonial.

1. Est-ce que le transfert de l’ambassade américaine dans la Jérusalem occupée et la reconnaissance de cette ville comme capitale éternelle du régime sioniste, coïncidant avec le 70e anniversaire de l’occupation de la Palestine, était une introduction à l’"Accord du siècle" ?"

La connivence entre la présidence américaine et le gouvernement d’Israël est une affaire qui ne date pas de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. On a cependant le sentiment que l’équipe du nouveau président veut aller à marches forcées vers l’imposition d’une « pax americana » sur des bases extraordinairement favorables au plus extrême des projets sionistes.
Il semble que certaines des monarchies alliées des USA ont prié les trois négociateurs de cet « Accord du siècle », Jared Kushner, Jason Greenblatt et David Friedman, de tenir secrètes le plus longtemps possible les clauses de l’accord proposé tant celles-ci seraient explosives en termes de déni des droits des Palestinien-ne-s : René Backmann analyse ainsi ce retard [4] : « Informés des lignes directrices du projet, plusieurs dirigeants arabes, pourtant bien disposés à l’égard du protecteur américain, et en bons termes avec Israël, l’ont trouvé si déséquilibré et si grossièrement favorable à Israël, si éloigné des réalités du terrain, qu’ils le jugent, comme Mahmoud Abbas, globalement inacceptable par les Palestiniens. Et plus important sans doute à leurs yeux, impossible à faire accepter à leurs opinions publiques, plutôt favorables à la cause palestinienne." Ainsi, d’après des fuites, Jérusalem-Est serait « remplacée » par une pseudo-capitale située à Abou Dis, isolée par un « rideau de béton de 9 mètres de haut entre le futur parlement palestinien et la ville sainte ».
Le lien paraît donc très probable avec le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

2. Est-ce que l’UJFP est d’accord avec le mouvement BDS ? Si oui, quels sont les bénéfices de boycotter les produits israéliens ? Est-ce que ça a bien fonctionné en France ?

L’UJFP est très engagée dans le mouvement BDS comme le sont nos partenaires juifs d’autres pays et d’autres continents – Jewish Voice for Peace aux États-Unis – avec lesquels nous avons des contacts réguliers. En France, les militants de l’UJFP sont fortement engagés dans des actions BDS.

Si l’UJFP est en accord avec le mouvement BDS, c’est parce que c’est un moyen pacifique et non-violent de combattre l’impunité d’Israël et parce que c’est la société civile palestinienne elle-même qui nous demande de développer ce type d’actions.

Est-ce un moyen efficace ? Le mouvement BDS ne se limite pas au boycott de produits israéliens dans son aspect économique. Il y a une dimension de « désinvestissement » qui connaît d’ailleurs des succès. Car la question est plus largement celle de l’image de marque de l’État israélien que nous considérons comme criminel. Il s’agit de poser la question des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité israéliens et celle de l’apartheid installé en Palestine. Le boycott est donc également sportif, culturel et universitaire. Il vise, non les artistes ou les intellectuels israéliens, mais les opérations menées par la « hasbara », cette propagande israélienne très fortement financée par le gouvernement, qui se sert de la culture ou des artistes pour redorer une image ternie dans l’opinion française.

Ainsi, Jean Stern, qui a été le directeur de notre revue « De l’Autre Côté », dénonce-t-il le « pink washing » qui consiste, pour cette propagande, à vendre l’image d’une Tel-Aviv, paradis gay : boîtes, bars, restaurants, plages, hôtels gay-friendly, pour faire oublier la réalité de l’apartheid.

Comme dans le boycott de l’Afrique du Sud, l’objectif est d’obtenir que nos gouvernants cessent de soutenir un État voyou, et le sanctionne tant qu’il ne respecte pas les droits humains.

3. Des bateaux pour Gaza ont été encadrés par la police fluviale et n’ont pu s’arrêter sur un quai de Seine, le 19 juin. L’inauguration symbolique de « l’Allée de la Nakba » par le maire (PCF) de Bezons n’a pas tenu plus que quelques jours. La France est-elle une des alliés de l’État sioniste ? Pourquoi le Président Macron ne condamne-t-il pas, en tant que le président du pays des droits de l’homme, les autorités d’Israël ?

Il y a un fort contraste entre l’évolution de l’opinion publique française, qui a une vision globalement négative de la politique de l’État d’Israël, et le maintien d’un « philosionisme » important dans les élites politiques françaises, tant au Parti socialiste ou ce qu’il en reste, qu’au centre et à droite, et même à l’extrême-droite issue du fascisme qui – parce que son islamophobie est désormais dominante – flirte ouvertement avec Israël.

Un sondage de l’Union des Étudiants Juifs de France en 2018 révèle que pour 52% des 18-24 ans, le sionisme est une idéologie raciste et que pour 71% des sondés, l’État d’Israël porte une lourde responsabilité dans l’absence de négociation avec les Palestiniens.

Mais effectivement, la Mairie de Paris d’Anne Hidalgo – Parti socialiste – multiplie les gestes en faveur d’Israël comme le grotesque « Tel-Aviv-sur-Seine » de 2015 ; des préfets ordonnent parfois d’arrêter des porteurs de tee-shirts BDS ou attaquent aussitôt les décisions pro-palestiniennes de certaines mairies de gauche ; et la Justice est toujours porteuse d’une circulaire Alliot-Marie demandant aux procureurs d’engager des poursuites contre les personnes appelant, ou participant, à des actions de boycott des produits israéliens.

Les raisons de ces positions pro-sionistes de l’État français sont multiples : il y a d’abord la solidarité impérialiste, dans la continuité des accords Sykes Picot de 1916 et de la déclaration Balfour de 1917 ; il y a de plus une alliance atlantiste traditionnelle de l’État français avec l’État d’Israël, au prix de l’abandon d’une ancienne politique arabe qui tentait parfois d’équilibrer les choses, au moins dans le discours ; il y a une vieille culpabilité des élites françaises qui ont largement, durant la Seconde guerre mondiale, approuvé et collaboré à l’éviction des Juifs de la vie publique et laissé faire leur déportation vers la mort. La mémoire de la Shoah – cette tragédie terrible – a été érigée – tardivement d’ailleurs – en mémoire centrale au prix de l’oubli des autres crimes de l’État français comme les crimes coloniaux. Les Juifs sont instrumentalisés par l’État et sont présentés désormais comme un exemple positif d’assimilation à la République, contrairement à d’autres, jugés inassimilables. Mais « en même temps », on leur accorde une sorte de droit à une double allégeance, à la France et à Israël, ce qui n’est permis à aucune autre « communauté ».

Ce « philosémitisme » est d’ailleurs dangereux pour les Juifs. Car assimiler constamment les Juifs français à l’État d’Israël et aux crimes qu’il commet, c’est les mettre en danger. Nos gouvernants ne sont pas les amis des Juifs : ils jouent avec le feu.

4. Israël a le droit de piétiner les lois des nations et de châtier toute nation qui ne respecte pas le droit d’Israël à piétiner les nations, Israël a le droit de tuer sans limites et d’accuser de tous les crimes toute nation qui lui conteste ce droit, Israël a le droit de ne rendre de comptes à personne et d’en demander à tout le monde, Israël a le droit de défendre ses frontières illégitimes et de détruire les frontières légitimes des nations, Israël a le droit d’être raciste et d’accuser de racisme toutes les nations…, mais d’où lui vient ce droit totalement diabolique ? Pourquoi la société civile a-t-elle gardé le silence sur les récentes attaques israéliennes contre Gaza ? Pourquoi le monde entier se tait-il devant les actions criminelles de Netanyahu ? Est-il un autre Hitler ?

Je suis absolument d’accord sur le fait que les violations du droit par Israël sont insupportables et que l’impunité avec laquelle il bafoue les résolutions internationales et les Conventions de Genève est extraordinaire. C’est d’ailleurs le sens du « S » de BDS : nous agissons pour qu’on passe aux sanctions.

Mais je n’aime ni la diabolisation, ni la « reductio ad Hitlerum » dans votre question. Pour combattre la politique de l’État d’Israël, il n’est pas nécessaire d’assimiler les Israéliens au « Diable » ou à « Hitler ». Je crois même que cela empêche de voir les faiblesses de la position des Israéliens. Dans l’Histoire, chaque fois que les nations occidentales se sont opposées fermement à une décision israélienne – situations beaucoup trop rares, bien évidemment – les Israéliens ont reculé.

Par ailleurs, les Israéliens sionistes souffrent d’un tragique « stress démographique » : après avoir pioché dans la diaspora européenne, après avoir suscité la venu des juifs arabes, après fait venir des juifs réels ou supposés d’Éthiopie et de Russie, les Israéliens juifs ne forment plus que 50 % des 13 millions d’habitants de la Palestine historique. Cela explique les tentatives éhontées de Netanyahu de récupérer les événements terroristes de 2015 en faisant appel aux Juifs français pour qu’ils rejoignent « leur patrie » – avec peu de succès d’ailleurs. Durant les dernières années, le solde migratoire israélien est devenu négatif, non seulement à cause de la situation crispée dans la région, mais aussi parce que la société israélienne est une société ultra-libérale, très dure avec sa population.

Et donc, nous avons une action possible face à un projet sioniste qui est dans une impasse menant à commettre des violations toujours plus graves du droit international et des Droits de l’Homme. La fuite en avant vers un apartheid toujours plus violent ne peut durer éternellement. Souvenez-vous que quand le terme d’« apartheid » fut employé il y a quelques années, c’était accueilli par des haussements d’épaule ; et puis, il y a eu, en 2017, le rapport de Richard Falk – certes, enterré par l’ONU – et aujourd’hui, le terme est quotidiennement utilisé dans la presse internationale.

5. Comme vous êtes juif, est-ce que les actes brutaux d’Israël sont selon la Torah ? (Sûrement NON) Donc, où est la place de la paix, de l’égalité et le respect dans ce Livre Saint ?"

L’Union juive française pour la paix est une organisation juive laïque et n’est donc pas une spécialiste de l’interprétation de la Torah. Mais il nous semble que le projet sioniste s’oppose à des siècles d’histoire juive. Il ne serait pas venu à l’idée des juifs jusqu’au début du 20e siècle, de faire de la création d’un État un objectif religieux, ou même – à quelques exceptions près – d’aller s’installer en Palestine. La notion d’Eretz Israël – la Terre d’Israël – est absente de la Torah [5].

« Les juifs ne sont pas une nation, c’est une famille » disait le rabbin Weinfeld pour qui « La Torah était vivante dans le peuple bien avant que l’État fut créé » [6]. Et il est vrai qu’avant la Shoah, l’immense majorité des juifs – croyants ou non – était antisioniste. Le projet de Herzl paraissait de surcroît hérétique aux juifs orthodoxes.

« La Promesse de la Terre, selon les rabbins, doit s’accomplir par le Messie, miraculeusement et surnaturellement, sans armes et sans guerre, avec l’accord de toutes les nations intéressées. Je veux bien de la Promesse d’une Terre mais non d’une Terre arrosée du sang des pauvres et des innocents... » écrivait le kabbaliste de renom, Emmanuel Lévyne, en 1968 [7].

De nos jours, un des plus grands mouvements de juifs orthodoxes, la dynastie hassidique de Satmar, installée principalement aux États-Unis – environ 130 000 membres – est farouchement antisioniste, considérant la création d’un État juif par les Juifs comme un blasphème.

Les principaux fondateurs de l’État sioniste, comme Ben Gourion, étaient athées. Pour fonder l’État d’Israël, ils ont conclu un compromis historique avec les rabbins orthodoxes en leur confiant la définition de qui était juif, en donnant une place aux tribunaux rabbiniques… etc. « Dieu n’existe pas, mais il nous a donné cette Terre », en quelque sorte.

On peut donc en conclure que les atrocités commises par l’entité sioniste ont peu de chose à voir avec la Torah, interprétée de façon très contradictoire par ceux qui l’étudient – la majorité des religieux israéliens étant sionistes, mais pas de ceux de la diaspora –, mais tout à voir avec la logique coloniale du sionisme qui n’a été à ses débuts quasiment promu que par des athées, de Herzl à Jabotinsky.

« Souviens-toi que tu as été étranger en Égypte » est l’une des injonctions les plus répétées dans la Torah [8]. Les juifs le rappelle lors de chaque seder de la fête de Pessah. Une éthique de l’altérité s’est développée dans le judaïsme au travers de l’interprétation du récit biblique. Cette injonction conduit de nombreux juifs à refuser d’être du côté des bourreaux, fussent-ils juifs. La solidarité contre l’oppression est une valeur juive.

6. Comme vous le savez, Israël sponsorise et soutient différents festivals à travers le monde, y compris l’Eurovision et Pop Culture, quelle en est la raison ? Quel but ce pays essaie d’atteindre ?

Une étude de 2006 rapportée par Israel Today montrait déjà « la marque "Israël" est la plus mauvaise du monde ». 25.903 consommateurs de 35 pays avaient été interrogés par la société d’études de marchés GMI : on leur demandait de noter chacun des pays étrangers au regard de six critères : « Investissement et Immigration », « Exportations », « Culture et Patrimoine », « Population », « Gouvernance », et enfin « Tourisme ». L’étude nous apprend que l’image d’Israël est la pire de tous les pays à la surface de la planète.

Évidemment, le gouvernement israélien est tout à fait conscient de son isolement international et de sa mauvaise image. J’ai dit plus haut qu’il avait mis des moyens considérables pour sa propagande. Ainsi, des officines israéliennes, se présentant comme organisations de défense des Droits de l’Homme, reçoivent des fonds gouvernementaux pour lister les ONG qui dénoncent trop vigoureusement les exactions commises contre les Palestiniens et lutter contre BDS dans chaque pays. Ces organisations ont d’ailleurs ciblé l’Union juive française pour la paix, parmi d’autres.

Améliorer l’image de marque israélienne, à travers des événements comme l’« Année franco-israélienne », c’est donc une stratégie politique. Aussi, le boycott culturel et universitaire est légitime, comme l’ont montré Eyal Sivan et Armelle Laborie [9] .

Les artistes qui ne s’inscrivent pas dans ce soutien à l’État ne sont pas pour nous en cause.

7. Puisque Israël prétend défendre les droits de l’homme et la liberté d’expression, pourquoi empêche-t-il les militants pro-palestiniens (comme Benjamin Ladraa) d’entrer sur les terres occupées ?

La défense des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression par Israël est depuis longtemps toute relative. Elle se réduit de plus en plus à la défense du droit d’Israël à faire ce qu’il veut. Ce qui est contraire aux Droits de l’Homme pour eux, c’est la critique des crimes d’Israël – jugée antisémite dans un amalgame inacceptable. Et s’il existe encore quelques libertés démocratiques pour l’opposition israélienne, des menaces sérieuses – comme celle de pouvoir exclure de la Knesset tout député qui « se livre à des incitations au racisme ou qui soutient la lutte armée contre l’État d’Israël » – se profilent dans un État dont la logique mène à toujours plus d’exclusion – la ségrégation résidentielle entre citoyens juifs et non juifs est la norme en Israël – et de racisme – à l’égard des migrants considérés comme des « infiltrés »…

« Israël a fait de la Palestine la plus grande prison du monde » déclarait récemment Ilan Pappé [10]. Alors, Israël ne peut plus supporter la présence et les dénonciations de tous les témoins de l’occupation et de l’apartheid. Une loi récente interdit de filmer ou de photographier les soldats israéliens dans leurs œuvres. Israël établit des listes noires pour éviter la présence de militants internationaux. Cela touche des personnalités comme le militant suédois Benjamin Ladraa, mais – ô ironie de l’histoire du sionisme – on en vient même à interdire l’entrée du territoire à une rabbine, Alissa Wise, militante de Jewish Voice for Peace.

8. Israël est désormais défini comme « l’État-nation du peuple juif », une disposition entérinée par le Parlement jeudi 19 juillet, la loi qui est dangereuse et raciste par excellence. Quel est votre avis ? Cette loi est-elle opposée aux principes des Droits de l’homme ?

Nous savions déjà que l’existence de l’État israélien était basée sur une conception ethnico-religieuse puisque n’importe quel Juif peut prétendre à la citoyenneté israélienne et s’établir ainsi en « Eretz Israël » en bénéficiant de plus de toutes sortes d’aides alors que les Palestiniens soit ont été chassés de Palestine soit sont soumis à des dizaines de lois discriminatoires.

Le racisme institutionnel israélien est ancien : racisme cruel envers les Palestinien-ne-s, traité-e-s en citoyen-ne-s d’un rang inférieur, mais aussi à l’égard des Juives et Juifs yéménites et éthiopien-ne-s, des mizrahim... qui ont subi des traitements dégradants et restent la cible de nombreuses discriminations.

Ce qui est nouveau, c’est que l’État israélien devient par une Loi fondamentale le définissant, et non plus seulement dans la pratique et dans des dispositifs juridiques divers, un État d’apartheid. Il n’a jamais été, comme chaque État moderne, l’État de tous ses citoyens et il ne le sera plus. C’est inscrit dans cette « Loi ».

Les conséquences catastrophiques touchent d’abord le peuple palestinien qui se voit privé ainsi de tous ses droits. Mais il nous touche aussi en tant que juifs qui risquons d’être assimilés à ce régime colonial, raciste et oppresseur et cette confusion sciemment entretenue ne pourra qu’alimenter l’antisémitisme.

Nous, Juifs de l’UJFP, nous continuerons à défendre l’égalité des droits, la justice pour tous, le rejet du racisme et de l’apartheid, ici en France et là-bas, en Palestine. Telles sont nos valeurs.

Dominique Natanson

[1Dominique Natanson, J’enseigne avec l’Internet la Shoah et les crimes nazis, Canopé-CRDP de Rennes, 2002.

[2UJFP, Une parole juive contre le racisme, Syllepse, seconde édition 2018.

[3Paroles juives contre le racisme, clips de l’UJFP réalisés par Eyal Sivan, sur la chaîne YouTube de l’UJFP : https://www.youtube.com/channel/UCojmN0_VgImHjZ7326rReDQ 
Il existe des versions sous-titrées en anglais et en arabe.

[4René Backmann, Mediapart du 7 juillet 2018.

[5Selon Shlomo Sand, l’expression Eretz Israël n’apparaît dans la littérature rabbinique qu’à partir du IIe siècle. Shlomo Sand en conclut que dès lors, il s’agit d’un souvenir mélancolique sans contenu réel qui n’implique aucune volonté de retour. L’auteur dénonce aussi la récupération du terme d’« alyah » qui signifiait, dans la Kabbale, « l’ascension mystique de la personne qui se condense dans la formule : ascension de l’âme ».
 Shlomo Sand, Comment la terre d’Israël fut inventée, Flammarion, 2012.

[6Cité par Ofra Yeshua-Lyth, Pourquoi un État juif n’est pas une bonne idée – Mémoire critique, Scribest, 2018.

[7Article d’Emmanuel Lévyne, dans la revue Tsedek, novembre 1968.

[8Deutéronome 5:6, 5:15, 15:15, 16:12...

[9Eyal Sivan, Armelle Laborie, Un boycott légitime, La Fabrique, 2016.

[10Ilan Pappé : "Comment Israël a fait de la Palestine la plus grande prison du monde", décembre 2017, sur le site de l’UJFP : http://www.ujfp.org/spip.php?article6096&lang=fr


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