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Les vœux de l’UJFP pour 2018

lundi 22 janvier 2018 par Emmeline Fagot, Pierre Stambul

L’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2018.

Comme les années précédentes, vous avez été nombreux-ses, en 2017, à nous suivre et nous soutenir dans notre combat antiraciste et de solidarité avec les exilé-e-s, contre les injustices infligées aux Palestiniens par l’occupant et avec celles et ceux qui se battent pour une paix juste en Israël/Palestine.

Les événements de l’année écoulée dressent un tableau inquiétant pour quiconque est attaché au respect des droits humains, civiques et politiques, à l’égalité et à la justice, seules garantes d’un réel « vivre-ensemble », que ce soit en France ou en Israël/Palestine.

« La France échoue à faire face au racisme »

Cette déclaration, tirée du New York Times fin décembre 2017, fait suite à l’éviction de Rokhaya Diallo du Conseil national du numérique. Cette exclusion vient conclure un bilan annuel indigne de notre pays en matière de racisme. En effet :

. L’invitation de Netanyahou à la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv et la déclaration fallacieuse du Président Macron assimilant l’antisionisme à de l’antisémitisme,
. La criminalisation des personnes solidaires avec les exilé-e-s et les discriminations et violences policières qui visent ceux-ci mais touchent aussi les Rroms, Noirs, Arabes et/ou Musulmans issus des quartiers populaires,
. Le scandale provoqué par l’organisation du Camp d’été décolonial ou encore le stage syndical de Sud Éducation 93 qui souhaitait aborder la question du racisme d’État,
. L’interdiction d’un colloque universitaire consacré à l’islamophobie et
. La campagne – ou devrions-nous dire le procès en sorcellerie ?- visant à empêcher toute convergence entre la gauche radicale et l’antiracisme politique par l’usage de l’expression stigmatisante « islamo-gauchiste » et en diffamant quasi exclusivement les femmes racisées,

sont autant d’indicateurs que, comme le concluait l’édito du quotidien américain : il y a une « nécessité pressante pour la France d’ouvrir un débat sur le racisme ».

Israël/Palestine : de mal en pis

2017 a vu la continuation de la politique d’apartheid, d’occupation et d’épuration ethnique d’Israël et son lot d’injustices : colonisation ininterrompue de la Cisjordanie et Jérusalem, destructions de maisons palestiniennes, provocations israéliennes sur l’Esplanade des Mosquées, agressions violentes de Palestiniens par des colons, poursuite du blocus criminel de deux millions de Gazaouis, répression brutale de manifestations contre l’occupation, destructions répétées de villages bédouins dans le Néguev ; et la liste est encore longue…

L’emprisonnement arbitraire de milliers de Palestiniens, dont un nombre croissant de mineurs comme Ahed Tamimi, de parlementaires comme Khalida Jarrar ou de notre compatriote l’avocat Salah Hamouri (et la réaction plus que molle de la diplomatie française face à ce déni de justice) incarne l’impasse sioniste : dès qu’émerge une personnalité alternative, jeune ou non corrompue, Israël tente de la mettre hors-jeu.

Cette dégradation de la situation sur le terrain s’est accompagnée d’événements inquiétants sur le plan international :

. la reconnaissance désastreuse de Jérusalem comme capitale d’Israël par Trump,
. la criminalisation accrue de la Campagne BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) et de toute forme de solidarité en écho à la législation israélienne, et plus généralement celle de l’antisionisme aux niveaux français et européen.
. la liste noire d’organisations « indésirables » et interdites d’entrée en Israël, dont notre association sœur étatsunienne Jewish Voice for Peace.
2018 : une année pleine d’enjeux

Dans ce contexte déclarer 2018 « Saison France-Israël », comme l’a fait le Gouvernement français à l’occasion du 70ème anniversaire de l’État d’Israël apparaît comme une énième provocation !

L’UJFP a choisi, quant à elle, de s’associer à de nombreux artistes, travailleurs culturels, citoyens engagés, défenseurs des droits humains, associations, solidaires des campagnes BDS en proclamant l’année 2018 « LE TEMPS DE LA PALESTINE ».

La situation actuelle paraît bloquée et la loi du plus fort triompher ; mais comme aurait pu le dire Gandhi : « D’abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent, et puis vous gagnez. » Car Israël est en train de perdre la bataille de l’opinion publique avec un gouvernement de voyous soutenus par un Président (étatsunien) inqualifiable.

Il est donc fondamental, aujourd’hui plus que jamais, qu’une voix juive progressiste et opposée au sionisme, au racisme et au colonialisme se fasse entendre, partout où cela est possible.

C’est pourquoi nous aurons besoin de votre soutien et de vos adhésions en 2018, afin de pouvoir continuer à œuvrer pour une société et un monde plus justes et où les droits de tous puissent être respectés, en France comme ailleurs.

Emmeline Fagot (Co-Présidente) et Pierre Stambul (Co-Président)

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