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Des centaines de Juifs noirs refusent le service militaire et accusent Israël de racisme institutionnel

mardi 20 décembre 2016 par David Sheen

Par David Sheen

Publié le 12 décembre 2016 sur le site "Pour la Palestine"

Des émigrés éthiopiens disent qu’ils n’accompliront plus leur service de réservistes au sein des Forces de défense israéliennes (FDI)(1), en raison de la discrimination raciale affichée par de nombreuses institutions de l’État, y compris la police.

Depuis septembre, plus de trois cents juifs noirs ont annoncé leur intention de refuser tout ordre militaire de se présenter pour leur service de réserve et accusent le gouvernement israélien d’entretenir le racisme sponsorisé par l’État à l’égard des citoyens d’origine éthiopienne. Les soldats, parmi lesquels des combattants de toutes les brigades d’infanterie de l’armée israélienne ainsi que des unités de commandos les plus spécialisées, disent que tant que l’État ne respectera pas leurs droits civils, ils s’abstiendront de leur côté de remplir leurs obligations civiques.

En juillet, le San Francisco Bay View avait publié un reportage sur la recrudescence des rassemblements organisés par la communauté éthiopienne d‘Israël. Dès le printemps 2015, des manifestations spontanées à Jérusalem, Tel-Aviv et dans d’autres endroits ont brusquement replacé la communauté et ses inquiétudes à propos du racisme d’État au centre des conversations nationales. Mais les responsables de ces protestations affirment que l’incapacité du gouvernement depuis lors à traiter de façon adéquate leur longue liste de doléances les a forcés à redoubler d’efforts dans leur combat et à prendre ce qu’ils appellent des « mesures extrêmes ».

« Nous n’avons pas le choix. Si nous ne le faisons pas, personne ne fera attention à nous », explique Avishai Malson Tzaghon, l’un des porte-parole des nouveaux refuzniks éthiopiens.

Ce qui suit est une interview en 12 épisodes d’Avishai Malson Tzaghon et de Jajaw Bimro, deux cas parmi les centaines d’Israéliens juifs d’origine éthiopienne qui refusent d’accomplir leur devoir de réservistes en raison du racisme institutionnalisé dont leur communauté fait l’objet. Les 12 épisodes de cette interview sont repris sur des vidéos individuelles que vous pouvez visionner ICI. (en anglais).

Sans droits, « ne prenez pas la peine de nous parler d’obligations »

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Avishai Malson Tzaghon

Tzaghon, qui vient de Ramle, et Jajaw Bimro, qui vit à Rehovot, sont deux des trois cents et quelques israéliens d’origine éthiopienne qui ont attiré l’attention sur l’armée israélienne en disant qu’ils allaient ignorer les convocations qu’ils recevraient. Au début de ce mois, tout en prenant un café au centre communautaire de la ville de Lydda, Tzaghon, 35 ans, et Bimro, 30 ans, ont expliqué au San Francisco Bay View les raisons pour lesquelles ils avaient servi dans l’armée israélienne jusqu’à présent et les raisons pour lesquelles ils refuseraient de le faire désormais.

« Certains de nos proches ont parcouru de grandes distances à pied en passant par le Soudan. Beaucoup sont morts en cours de route. Des hommes, des femmes et des enfants. Afin de rallier la Terre d’Israël. Afin d’arriver à Jérusalem », explique Bimro. De même que les Juifs éthiopiens voulaient consentir à des sacrifices suprêmes pour se recaser en Israël dans les années 1980, ils ressentaient également la motivation d’envoyer leurs fils et filles dans l’armée dès leur arrivée. « Nous nous sommes engagés suite à un sentiment de finalité, venu de l’intérieur. Nous croyons en l’État d’Israël », ajoute Birmo.

Mais, trois décennies après que les premiers Juifs éthiopiens ont eu l’autorisation d’immigrer en Israël, Tzaghon et Bimro disent que l’État n’a pas respecté son contrat social avec la communauté. « Tant que la politique de discrimination, d’exclusion et de traitement désobligeant à l’égard des immigrés éthiopiens ne changera pas », déclare Bimro, « ne prenez pas la peine de nous parler de nos devoirs de réservistes. »

Tzaghon opine, faisant remarquer que le taux d’engagement des Éthiopiens est sensiblement plus élevé que celui des Israéliens juifs blancs : « Nous avons servi dans les meilleures unités qui soient. Nous avons donné le maximum à l’armée. Nous avons servi comme officiers. Nous avons signé pour des années supplémentaires de service militaire », dit-il. « Mais, par ailleurs, dans nos vies privées, non seulement on écrase nos droits, mais ils n’existent même pas. Dans ce cas, permettez-moi d’être franc : si mes droits n’existent pas, pourquoi devrais-je remplir mes obligations de réserviste ? »

« L’armée est une vache sacrée – dans ce cas, abattons cette vache »

En Israël, le passager par l’armée est obligatoire pour les jeunes de 18 ans aptes physiquement ; les garçons juifs servent pendant trois ans et les filles pendant deux ans. Les Juifs religieux peuvent obtenir des exemptions, pour autant qu’ils passent ces années à étudier dans un séminaire religieux. Au cours des décennies précédentes, peu de Juifs laïcs se soustrayaient à ce devoir mais, ces dernières années, une proportion significative de la population – 28% des hommes et 42% des femmes – a évité la conscription d’une façon ou d’une autre. Un nombre restreint de ces réfractaires annoncent leurs actions publiquement pour transformer leur décision personnelle en une protestation politique.

Bien que de nombreuses institutions de l’État – y compris les ailes législative, exécutive et judiciaire du gouvernement – ne bénéficient que de peu de considération de la part des Israéliens de toutes tendances, l’armée a gardé son statut presque sacré aux yeux d’une vaste majorité des citoyens juifs. En tant que tel, l’appel à s’abstenir du devoir de rappel en tant que réserviste de l’armée s’est avéré impopulaire, même parmi les Israéliens d’origine éthiopienne pourtant perturbés par la prévalence de la discrimination raciale en Israël.

« Ils croient que l’armée est une vache sacrée et qu’elle est intouchable. Et je dis donc : “L’armée est sacrée ? Et qu’en est-il de moi ? Et de nos pauvres corps ? Nos corps sont sacrés !” », s’écrie Tzaghon. « “L’armée est une vache sacrée” » – ce n’est pas un slogan des immigrés, c’est celui des dirigeants hégémoniques de ce pays. Eh bien, dans ce cas, abattons cette vache. Abattons-la ! Rien n’est sacré ! Tout ce qui est sacré, c’est ma liberté et mon corps. Et, si je n’ai pas de liberté et si mon corps n’est qu’un punching-ball pour la police chaque fois qu’elle en envie, c’est qu’alors, nous avons un problème. »

« Tous ceux d’entre nous qui ont signé le document savent que l’armée peut décider que nous sommes en absence irrégulière et nous jeter en prison. Nous sommes prêts. Ceci n’est pas une protestation uniquement verbale. Cela ne nous pose aucun problème, d’aller en prison. Nous irons en prison. Nous continuerons le combat. Nous l’intensifierons, même. Nous sommes prêts à aller en prison, à faire tout ce qu’il faudra », explique Tzaghon.

« Certains d’entre nous sont mariés et ont des enfants. Nous avons du travail. Nous avons beaucoup à perdre, si nous allons en prison. Mais, par ailleurs, que peuvent bien valoir nos vies, si nous ne nous battons pas pour elles ? »

Le racisme de société est mauvais, le racisme systémique est pire encore

Tzaghon et Bimro disent qu’ils sont attristés par la discrimination s’appuyant sur la race dont font preuve leurs compatriotes juifs et ils prétendent que c’est devenu un lieu commun. Les patrons blancs disent qu’ils n’ont pas d’emplois qui conviennent aux Éthiopiens et les propriétaires blancs leur disent qu’ils n’ont pas d’appartements à leur louer et, tout de suite après, on peut voir les blancs sauter sur ces occasions et en profiter, disent Tzaghon et Bimro.

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Jajaw Bimro

Et le racisme israélien ne joue pas à cache-cache derrière un masque de tolérance ; on peut l’observer régulièrement dans les endroits publics et il s’adresse aux noirs de tous âges, ajoutent-ils. « Les gens me regarderont avec mépris ; c’est un regard que nous, les Éthiopiens, reconnaissons instan­tané­ment. Le reconnaître, c’est un instinct de survie, pour nous », ajoute Tzaghon. « Nous sommes très conscients de la chose. Je suis adulte, mais même les tout jeunes la reconnaissant aisément aussi. »

Tzaghon décrit ce racisme mesquin comme un fléau qui pèse sur la société, mais c’est une plaie qu’on est capable d’endurer. Ce qui est insupportable, par contre, dit-il, c’est le racisme systémique qui filtre des institutions de l’État israélien. « Notre combat, ce n’est pas contre les gens ordinaires. Les gens ordinaires peuvent apprendre. Ou peut-être n’apprendront-ils pas – mais je continuerai à vivre ma vie sans en tenir compte. Mais quand le racisme est institutionnalisé – au ministère de l’Éducation, au ministère de la Justice, dans la police, etc. – dans ce cas, je ne peux pas vraiment vivre ma vie. Je suis en mode de survie. »

Bimro partage la déception de Tzaghon. « Nous espérions que l’État aurait été différent. Qu’il n’y aurait pas de racisme », dit-il, puis d’énumérer toute une liste de doléances contre le gouvernement israélien.

« Qu’ils accepteraient les enfants dans les écoles, et ne leur en interdiraient pas l’accès. Que le ministère de la Santé ne ferait pas de piqûres de Depo-Provera à nos mères, afin de réduire le nombre d’enfants que peuvent avoir les Éthiopiens. Que le ministère de la Santé ne jetterait tout simplement pas le sang que nous avons donné dans de bonnes intentions, en pensant que ce sang servirait à sauver la vie d’un compatriote juif, alors que, dès que le donneur d’origine éthiopienne est sorti, on jette tout simplement son sang à la décharge », se plaint Bimro.

« Tant que nous verrons que ces choses sont soutenues et encouragées par l’État, que ce soit passivement ou activement, qu’ils ne prennent pas la peine de nous parler d’obligations », dit-il.

La police israélienne harcèle les jeunes noirs,
disent les soldats en grève

Le fait d’avoir relégué les immigrés éthiopiens dans les quartiers défavorisés et de les avoir orientés vers des écoles sous-performantes a sévèrement affecté le potentiel économique de la communauté, expliquent Tzaghon et Bimro.

Mais le grief qui a attisé leur colère plus que tout autre, c’est ce que les refuzniks appellent le harcèlement policier constant.

« Quand vous parcourez les rues, vous ne vous sentez pas en sécurité. À tout moment, un agent ou un patrouilleur de la police peut s’amener et vous risquez d’être arrêté, accusé de quelque chose de ridicule. Et votre existence est ruinée », explique Birmo. « Ces policiers ne se gênent pas pour utiliser leurs tasers sur les immigrés éthiopiens, à se servir de leur spray au poivre, à élever la voix, à nous approcher avec arrogance ou avec condescendance, à s’adres­ser avec mépris à des citoyens qui leur paient leurs salaires, qui leur donnent de l’argent pour qu’ils puissent acheter de la nourriture pour leurs enfants et payer leur loyer ou rembourser leur prêt. C’est complètement dingue. »

C’est dans le courant de l’été que les organisateurs éthiopiens avaient prévu cette grève des militaires, mais ils n’avaient pas eu l’intention au départ de l’annoncer au début septembre. Fin août, toutefois, le chef de la police, Roni Alsheikh, avait déclaré en public que les immigrants avaient des taux de criminalité plus élevés et qu’il était par conséquent naturel que les policiers les traitent avec suspicion. Cette déclaration controversée avait déclenché des protestations immédiates et convaincu les organisateurs éthiopiens d’annoncer publiquement leurs protestations le plus rapidement possible.

« Leur perception, c’est que les immigrés éthiopiens sont suspects en tous temps, en tous lieux et dans toutes les situations », déclare Bimro. « Le chef de la police lui-même a dit qu’il était naturel de soupçonner les noirs. Il a essentiellement justifié la violence et l’attitude méprisante, condescendante et arrogante de la police qui patrouille dans les rues et pourchasse les petits enfants, les jette en prison et ruine leurs existences avec des accusations fabriquées de toutes pièces. »

Bimro sait de quoi il parle. Après une série de rencontres particulièrement pénibles avec les agents chargés de faire respecter la loi, il s’est attelé à prouver que lui et ses compagnons israéliens d’origine éthiopienne étaient en fait harcelés anormalement par la police pour des raisons racistes.

Un jour, en 2015, Bimro et un groupe d’amis, tous noirs, s’étaient assis pour bavarder de choses et d’autres sur un banc public dans le quartier fréquenté de Tseshelah, dans la partie nord de Tel-Aviv. En très peu de temps, plusieurs véhicules de la police avaient convergé vers l’endroit où ils se trouvaient, les policiers avaient fouillé les Éthiopiens et avaient voulu emmener Bimro à l’arrière d’un des véhicules. Juste avant qu’il ne soit sorti de là, une équipe de cameramen avait surgi des buissons avoisinants et avait filmé les policiers sur le fait. Ceux-ci avaient promptement relâché Bimro sur place, mais l’expérience et bien d’autres encore lui avaient laissé un goût amer en bouche.

« Nous demandons d’être délivrés des ennuis que peut provoquer une situation comme celle-là. De pouvoir déambuler dans les rues en toute confiance. Et d’avoir l’impression que le boulot de la police, c’est de me défendre, de me protéger et de fournir ses services quand j’en ai besoin. »

Le tout premier appel à des alliés internationaux

La rébellion des refuzniks est la toute première action de protestation connue des Israéliens d’origine éthio­pienne qui s’adresse à l’extérieur afin de demander la solidarité de la communauté internationale. Tzaghon déclare que c’est parce qu’ils ont compris désormais que les Éthiopiens ne représentaient qu’une infime proportion de la population et qu’ils manquaient d’un levier face au gouvernement israélien.

« Nous n’avons aucune influence politique. Nous n’avons aucune influence économique. Nous n’avons pas de groupe de pression. Nous n’avons pas assez de pouvoir pour changer les choses. Car, si nous en avions, cela ferait long­temps que le gouvernement aurait changé les choses. La seule chose que nous pouvons faire, c’est de montrer à d’autres pays démocratiques ce qui se passe ici, de sorte qu’ils puissent faire pression sur l’État d’Israël », explique-t-il.

Bimro acquiesce et mentionne spécifiquement les Afro-Américains comme des alliés potentiels qui, espèrent-ils, vont embrasser leur cause. « Les communautés noires devraient utiliser leur pouvoir pour exercer des pressions sur le gouvernement israélien afin qu’il modifie ses façons de faire et qu’il traite les Éthiopiens comme des citoyens aux droits égaux », ajoute-t-il.

Les Juifs américains devraient également s’exprimer et accroître la portée de la voix des Israéliens éthiopiens, déclare Tzaghon, et pas se contenter de contributions financières à des ONG qui prétendent aider la communauté.

« Cessez de nous faire des donations ! Nous n’avons pas besoin de dons ! Nous avons besoin de possibilités égalitaires ! »
« Si vous, les Juifs bien intentionnés, voulez réellement aider les immigrés éthiopiens, ne nous aidez pas avec de l’argent, mais aidez-nous dans nos luttes. Dites au gouvernement israélien que vous avez appris que notre communauté souffrait du racisme. Posez-lui des questions », dit-il.

Si le message des refuzniks fait son chemin jusque dans ces confins, il pourrait toucher un public réceptif parmi les Juifs américains. Ce fut en grande partie grâce à l’intervention des militants américains juifs que, finalement, le gouvernement israélien accepta de permettre aux Juifs éthiopiens d’entrer en Israël, au milieu des années 1980, après voir expulsé pendant des décennies ceux qui s’étaient arrangés pour y venir par leurs propres moyens.

« Je souhaiterais seulement pouvoir m’intéresser à la politique »

Mais les efforts des Israéliens éthiopiens pour recruter alliés juifs américains sont contrecarrés par un black-out des médias traditionnels. Quant au contenu du présent article, seuls deux brefs articles en langue anglaise ont été publié sur la grève : l’un sur un site d’information israélien et un autre dans Newsweek, qui citait d’ailleurs le même site israélien. Les médias américains ont hésité à publier des articles sur le racisme israélien envers les autres communautés de couleur, comme les israélites hébreux africains et les réfugiés africains.

Requérir l’aide des Afro-Américains politiquement alignés pourrait s’avérer plus problématique. Alors que les sionistes américains noirs évitent de mentionner les protestations éthiopiennes afin de contribuer à protéger Israël des critiques, les militants radicaux noirs des États-Unis ont renforcé leurs liens avec les Palestiniens et ont de plus en plus adopté une position disant qu’Israël assume la part du lion dans la responsabilité de ce conflit. Certains d’entre eux pourraient accuser les Israéliens éthiopiens de complicité dans une guerre sioniste de somme zéro pour la Terre sainte et les forcer explicitement à exprimer leur désaccord avec la dépossession en cours du peuple palestinien en guise de condition à un soutien vocal dans leur lutte contre le racisme étatique.

Pour l’instant, Tzaghon préfère se concentrer sur la campagne de la communauté, tout en évitant le champ de bataille le plus miné du Moyen-Orient. « Je souhaiterais seulement pourvoir m’intéresser à la politique ! Si je m’intéressais à la politique et au conflit israélo-palestinien, cela voudrait dire que ma propre situation en Israël serait assez bonne pour que je sois en mesure de le faire. »

« Mais ma situation n’est pas assez bonne pour cela. Je suis toujours empêtré dans ma propre niche, je n’en suis pas encore là », explique Tzaghon. « Voici ce que j’en pense : Demain matin, en chemin pour aller prendre ma voiture, est-ce qu’un flic ne va pas me taper sur la tête ? Ma vie est une affaire de survie, jour après jour. Le jour où nous nous mettrons à traiter d’autres questions, cela signifiera que notre situation se sera améliorée », dit-il.

Bimro dit qu’il a toujours de la sympathie pour l’État, mais qu’il n’a pas l’intention d’obéir à ses ordres, aussi long­temps que les Juifs noirs seront traités comme des citoyens de deuxième classe. « Nous avons besoin d’être dans l’armée, de continuer à servir, de contribuer au pays. »

« Mais nous ne sommes pas les boucs-émissaires de ce pays, et nous ne voulons pas être la chair à canon de ce pays où, d’une part, nous faisons un service de réservistes dans l’armée et, d’autre part, la police nous tombe dessus dans les ruelles écartées et nous embarque dans ses véhicules de patrouille », ajoute Bimro. « C’est dingue, mais c’est notre réalité. »

Publié le 9 décembre 2016 sur San Francisco Bay View
Traduction : Jean-Marie Flémal

(1) le nom officiel de l’armée israélienne

A voir et à lire également :

- la vidéo réalisé par David Sheen et Max Blumenthal :
Le nouveau racisme en Israël – La persécution des immigrés africains en terre sainte

- l’article publié par Michel Warschawski en 2015 :
La révolte des Israéliens noirs – DU RACISME ANTI-PALESTINIENS AU RACISME ANTI-ÉTHIOPIENS, dans lequel Mikado conclut :

Extirper le racisme anti-noir de la société israélienne, et d’abord de sa police, est un combat sur le long terme qu’on ne peut séparer du combat que mènent les Palestiniens israéliens pour l’égalité. La convergence des luttes pour l’égalité est une nécessité. En Israël, elle est révolutionnaire.

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David Sheen

David Sheen est journaliste indépendant et cinéaste, installé à Dimona, en Israël.

Son site internet est : www.davidsheen.com et il tweete à partir de @davidsheen.


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