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BDS à la télé : le CRIF s’énerve.

lundi 15 février 2016 par le Bureau national de l’UJFP

Le mur des médias dominants laisse parfois passer des paroles vraies.

Il y a encore des journalistes dans ces médias qui pensent que le maintien d’un minimum de crédibilité (aujourd’hui bien écornée) suppose de donner la parole qui à des salariés victimes de licenciement abusif, qui à des victimes du racisme, qui à une présentation de la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions tant qu’Israël ne respecte pas le droit international (comme le 11 février sur France 2 [1]).

On comprend alors que le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) interpelle la direction de France Télévisions devant un tel scandale [2].

À quoi bon réussir à réunir tout le gratin de « gauche » comme de droite dans ses dîners, à quoi bon exercer en permanence des pressions sur la direction des médias, à quoi bon se féliciter que le gouvernement Valls et la présidence Hollande soient les plus sionistes que la France ait connus si la mission que lui confie l’État d’Israël est ainsi contournée : un petit reportage honnête sur la campagne BDS est passé dans le journal télévisé du soir d’une chaîne publique, en l’occurrence celui de France 2 présenté par David Pujadas ?

Comment expliquer cet échec du CRIF ? Il nous faut comprendre l’exaspération d’une profession, marquée par l’Affaire Enderlin, cette ignoble cabale [3] pour tenter de masquer la vérité du tir israélien qui a tué l’enfant palestinien Mohamed al Durah dans les bras de son père. Et peut-être aussi l’écho de Toulouse, quand le CRIF et la LICRA se font complices de fait des exactions contre le cinéma Utopia en raison d’une soirée de solidarité avec George I. Abdallah [4] . Les journalistes peuvent en avoir assez d’être globalement assimilés à quelques « people » médiatiques du type BHL ou Finkielkraut, celui-là même que la professeure d’anglais Wiam Berhouma a su déstabiliser en mettant en cause sa légitimité dans l’émission Des paroles et des Actes [5] , ce pourquoi le CRIF, encore lui, reproche là encore à David Pujadas de ne pas l’avoir interrompu suffisamment [6] !

Décidément, pour le CRIF, l’état d’urgence ne va pas assez loin dans la censure.
Rêvons que ce reportage sonne comme un réveil.

Le Bureau national de l’UJFP, le 15-02-2016


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