A l’attention de Monsieur Daniel Colling, Directeur du Zénith de Paris
Paris, le 16 janvier 2012
Objet : Propagande du KKL au Zénith de Paris
Nous avons appris avec consternation la programmation d’un concert organisé par Keren Kayemeth Leisrael (KKL) au Zénith de Paris le 5 février prochain.
Le Zénith de Paris est un lieu prestigieux et respectable dont on n’attend pas que ses responsables puissent accepter sciemment d’inviter une association telle que le KKL (appellation française : Fonds National Juif).
Le projet de loi que vient d’adopter le Sénat, majoritairement à gauche, visant à interdire aux femmes musulmanes portant un foulard l’accès à la profession d’assistante maternelle, y compris à domicile, est indigne. Il rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, quand il s’agissait de proscrire les Juifs de certaines professions ou de faire des colonisés des sujets asservis et privés de droits.
Il est tout à fait probable qu’il n’y aura qu’un seul Etat entre le Jourdain et la mer - ni le notre, ni le leur, mais un Etat commun. Il est susceptible d’être ... certainement pas démocratique, comme celui qui existe aujourd’hui.
« L’année prochaine à Jérusalem !... L’expérience contemporaine nous confirme une fois de plus que la liberté, telle qu’elle a été gagnée par nos ancêtres de l’Égypte ancienne, est toujours à défendre et que le pharaon, quel que soit le nom qu’il porte, est toujours à combattre. » Ces paroles sont tirées de la « Haggadah de Libération ».
La vision d’Israël en tant que creuset d’une nouvelle identité est morte, écrit Uri Avnery : « Israël est désormais une sorte de fédération de plusieurs grands blocs démographiques et culturels qui dominent notre vie sociale et politique. » Il affirme que le ressentiment qu’entretiennent les derniers arrivants, d’abord Sépharades, puis Russes, contre les Ashkénazes qui forment l’essentiel de l’élite du pays, structure aujourd’hui la vie politique, et bloque les perspectives de paix.
Comme vous avez pu le voir sur plusieurs vidéos de cette journée, nous étions en colère et choqués de ce déni arbitraire de notre liberté de mouvement. Nous étions venus pour exercer certains de ces droits qui nous sommes régulièrement déniés, et nous n’allions pas partir dépouillés de nouveaux droits. Nous avons donc refusé de partir et d’enlever nos drapeaux.
En 2005, 172 associations palestiniennes ont lancé un appel aux peuples du monde entier pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) de l’Etat d’Israël tant que durera l’occupation.
Le troisième week-end national de formation et d’échanges de la campagne BDS France qui s’est déroulé à Lyon les 14 et 15 janvier 2012 a été un grand succès.
Plus d’une centaine de militants, venus de toute la France, se sont retrouvés pour partager des expériences et échanger sur différents aspects de la campagne.
Saisi par plusieurs organisations juives, le CSA a jugé “respectueux des règles déontologiques” l’enquête réalisée par le magazine de France 2 sur la création d’un Etat palestinien.